On s’embarquait au bas d’un escalier de planches qui dégringolait la haute berge

glaiseuse ; les branches se croisaient au-dessus de l’étroit chenal d’eau noir ;

on entrait de plain-pied dans une zone de silence plus subtil et comme alerté, ami de

l’eau comme l’est la brume, et que rompait seulement l’égouttement plat et liquide

des pales des avirons relevés. Presque aussitôt venait battre un instant le bordé l’écho

à la fois caverneux et étoffé de la voûte du pont de pierre.


Julien Gracq

in  » Les Eaux étroites « 

rameur23

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